Matière Mobile

Résidence artistique de Dominique Peysson

De l’ADN de... moi ?

Après la banane et le brocoli : l’ADN d’homme (heu... non : de femme !)

Publié le vendredi 6 mai 2016, par Dominique Peysson

Ne restons pas sur la banane, le brocoli, le choux fleur et le pois cassé : j’aimerais bien aussi de l’ADN animal…
Pourquoi pas du lait, ou des œufs ?
Pourquoi pas de l’homme ? Cela tombe bien, j’ai un specimen sous la main : moi.

Je commence par faire simple, en suivant les recettes. On part toujours de l’expérience déjà optimisée, et ensuite on progresse dans la direction choisie. Donc : l’ADN humain, on le prend en général soit à partir du sang si on en dispose, soit à partir de la salive. Dans ce dernier cas, celui que j’ai choisi, il faut mettre un peu d’eau dans la bouche, puis frotter ses dents contre les muqueuses intérieures de la bouche pour détacher des cellules, et recracher.

Comme mon but et d’avoir de l’ADN en quantité, je m’applique à renouveler l’opération moulte et moulte fois… jusqu’à peut plus. Ça fait 30 fois. La suite est plutôt plus simple, car j’ai là déjà un liquide, et ce ne sera pas la peine de filtrer pour enlever la matière. La précipitation va me permettre d’éliminer tout ce qui n’est pas de l’ADN pour ne récupérer que l’ultime molécule : l’ADN.

Voilà voilà : j’ai obtenu une magnifique méduse. Je ne suis pas peu fière !

Je récupère le tout et laisse sécher, pour terminer avec... une petite boulette (d’ADN, quand même !). Trop petite pour que ma balance puisse en évaluer le poids…

Oui, je vous l’accorde : elle ressemble à une crotte-de-nez (vous savez bien, celles que l’on roule entre les doigts)…
Bref, pour faire un objet de 250 g avec de la salive, va falloir se lever tôt…
Ou trouver une autre solution. De la matière sèche… ?

Comment faire pour en obtenir plus ? Me faire pousser des excroissances ? Ce serait drôle, cela !!! Je vais essayer de trouver des infos sur comment je pourrais procéder pour faire cela…